Fenêtres d'Aubervilliers

Publié le par traque traces

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Textes rédigés selon la consigne "lever le rideau"

La photo provient d'une série, Aubervilliers vu par Sabrina

 

Sans même avoir besoin d’ouvrir
Ma fenêtre n’est pas le lieu où je passe le plus de temps, de même pour mon balcon. Ma fenêtre ne peut s’ouvrir entièrement, cependant son vitrage est très grand, ce qui nous laisse voir sans même avoir besoin d’ouvrir.
Lorsque je me dirige vers cette fenêtre le premier obstacle que je rencontre, c’est mon lit, mon lit laisse à désirer à côté de toutes les choses à faire dans ma chambre.
De ma fenêtre on peut voir un grand nombre d’immeubles et maisons, mais mon regard se focalise particulièrement sur mon collège, c’est le seul lieu animé par un grand nombre d’élèves.


Nombres
Je vois un stade qui contient 2 terrains de foot et 1 terrain synthétique, 2 tables de ping-pong, 3 parkings, 1 gymnase, des bâtiments, des chantiers, 1 espace vert


Porter, diriger le regard
Ma fenêtre est une porte vitrée qui porte sur la ville de La Courneuve, cette fenêtre se trouve au 13ème étage d’un immeuble de 15 étages, elle porte sur un terrain sécurisé par un grillage blanc et noir.
Lorsque je porte mon regard vers le haut j’aperçois un ciel souvent nuageux, puis mon regard se dirige vers le bas, je vois des bâtiments autour de moi, quelques maisonnettes. Au loin je peux apercevoir une colline.
De ma fenêtre je peux voir le stade de France, la Tour Eiffel, le Sacré Coeur et la Tour Montparnasse.


J’imagine leur vie
Je vois le Franprix, la cité, plusieurs bâtiments jaunes mais sales, juste devant ma fenêtre. Je vois une bande de bandits et j’imagine leur vie à travers leurs galères.


J’aperçois Giga
Papier peint rose, les contours de la fenêtre gris. Pour l’ouvrir il faut tirer sur une ceinture d’enrouleur. En bas de ma fenêtre il y a une rangée d’arbres et une pelouse. Un peu plus loin, un abri-bus, un carrefour, ainsi qu’un supermarché. Plus loin sur la gauche j’aperçois Giga.


Pour réfléchir ou pour m’évader
Ma fenêtre est une fenêtre en bois peint en blanc, avec des volets en bois peints en jaune. La première chose que je vois en ouvrant ma fenêtre ce sont des voitures, qui appartiennent aux résidents de l’immeuble. Puis je vois les garages, le numéro 17 qui est le nôtre. En tournant ma tête à droite, je vois la grille du parking, qui est verte, puis la rue et un pavillon. Quand je tourne ma tête à gauche je vois toujours des voitures et au loin un jardin où jouent les enfants des habitants de l’immeuble. En face de moi se trouve un grand immeuble jaune avec des arbres devant et un pavillon sur le côté droit. En levant ma tête je vois le magnifique ciel, que je regarde souvent la nuit, quand il n’y a pas de bruit, pour réfléchir ou pour m’évader.



La grande terrasse du deuxième
C’est une longue fenêtre double vitrage qui va du sol au plafond. Les contours sont blancs en pvc, décorés d’un rideau fin rose et mauve, fleuri. Derrière se trouve une balustrade grise. En m’accoudant à cette balustrade, mon regard se dirige directement vers la grande terrasse du deuxième, on dirait un mini jardin, il y a plein de pots de fleurs et une grande table ronde. Juste en haut à droite, au 4ème étage, un mini balcon où il y a toujours ce tabouret vert qui n’a pas bougé depuis deux ans.
Au long, un parc, un canal, le canal des cadavres et des voitures volées.


Le mariage
Du 10ème étage de ma cité, côté face à la rue, je vois l’autre côté, perpendiculaire, près duquel se trouve ma chambre. Derrière cette fenêtre aux contours blancs, je vois le ciel, puis en dessous beaucoup d’immeubles plus petits que le mien.
La nuit, on peut remarquer des petits points lumineux dans le ciel, des avions.
Lorsque je baisse mon regard, je vois une grande cour, l’avenue de la République, une route à double sens.
Sur le trottoir d’en face, il y a un bar, une école maternelle en forme de bateau, un espace vert où il est interdit d’entrer, une boucherie, un restaurant grec, un salon de coiffure.
Un jour, j’ai vu dans la cour de la cité beaucoup de gens, et une dizaine d’hommes, habillés tous de la même manière, tenant des bendir dans leurs mains, ils se situaient de part et d’autre de l’allée, et accueillaient une jeune mariée.


Le brouhaha des personnes
Ma fenêtre a un cadre blanc, elle est double vitrée, pendant les rares moments où je regarde à l’extérieur je peux voir des arbres tout au long d’une route, sur cette route à l’heure de pointe j’ai la chance de voir le brouhaha des personnes qui rentrent du travail. Le dimanche matin, je vois cette même route dépourvue de bouchon, avec un passage irrégulier de voitures.


Mal barrés
Ma fenêtre n’est pas très haute, j’habite au premier étage. Mes rideaux sont de couleur rouge, avec un papier peint bleu et blanc. Lorsque je regarde par ma fenêtre ce n’est jamais pour observer un paysage magnifique de style Walt Disney. Au contraire, juste au dessous de ma fenêtre, il y a une route qui vient d’être barrée et toutes les demi-heures je peux apercevoir des voitures, et les conducteurs se rendent compte au dernier moment que celle-ci est inutilisable. En fin de compte ce sont eux qui sont mal barrés. Sur leurs lèvres, on peut lire : « ....bip (injure)... de route barrée!!!»


Une très belle image
Chaque matin, particulièrement le week-end, j’ai l’habitude de ma mettre près de ma fenêtre insonorisée, d’où l’on n’entend aucun bruit. Quand je l’ouvre, je suis relaxée, bien dans ma tête car je vois une très belle image. En face de ma fenêtre je vois un immeuble jaune qui compte à peu près une cinquantaine d’appartements, mais d’ici je ne vois qu’une dizaine de fenêtres dont les lampes sont presque toujours allumées. Je vois dedans les étagères blanches de quelques cuisines bien équipées et toutes neuves.
Au dessous de cet immeuble, je vois le beau ciel bleu qui me rassure et me fais passer une bonne journée. Quand je baisse la tête depuis ma fenêtre du 2ème étage de l’immeuble, je vois notre parking. Dans un garage appartenant à un gars très gentil, il y a des motos, et il a l’habitude de réparer sa moto tous les matins. Ca fait beaucoup de bruit, c’est pour cela qu’on a changé les fenêtres.
Dans le parking je vois beaucoup d’enfants qui jouent. Parmi eux, ma cousine de 10 ans.


Poignée dorée
De ma fenêtre (double vitrage, contours en bois, poignée dorée), on peut apercevoir une rue en béton, les bâtiments jaunes de la cité des 45, juste en face voit une entreprise de papier. En regardant cette entreprise on remarque le drapeau de la France et de l’Espagne.

La moitié d’Aubervilliers
Je vois la moitié d’Aubervilliers et une partie de La Courneuve, des garages, une usine désaffectée, une vue au loin, un velux, des maisons et des immeubles, un chantier, les tours HLM, une école, les fenêtres de la mairie, des arbres.

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